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Covid-19 : le confinement en 4 points

Confinement. En ce 20 avril 2020, cela fait un mois que ce mot fait partie du quotidien des Mauriciens, et de près de trois-quarts de la population mondiale. Le coronavirus est sorti de nulle part, et tel un tsunami, il a tout bouleversé dans son sillage, contaminant et tuant sans distinction, et surtout il nous a contraint à vivre confinés. 

Le confinement est une grande première pour la plupart d’entre nous. Toutes nos habitudes ont été bouleversées, il a fallu s’adapter et s’organiser. Nouveautés et imprévus, voici un survol du confinement en 4 points. 

1. Maux et mots du Covid-19. 

Personne ne me contredira, le Covid-19 a apporté son lot de maux, de décès et de souffrances. De l’Île Maurice, en passant par New York ou encore l’Italie, aucun lieu n’a été épargné. Outre les maux, il y a également les mots du Covid19 ! En effet, c’est un véritable lexique du coronavirus qui a émergé, avec de nouveaux termes qui font désormais partie de notre vocabulaire quotidien. Parmi eux : quarantaine, confinement, déconfinement, pandémie, crise sanitaire, télétravail, distanciation sociale, gestes barrière, isolation, chloroquine, respirateur, continuité pédagogique, test PCR. Malheureusement, il semble que nous utiliserons ces mots pour quelques temps encore, car le coronavirus n’est pas prêt de nous laisser. 

Merci à Camille, 8 ans, pour ce beau dessin!
Le maître-mot de ce confinement est « Restez à la maison! ». Merci à Camille, 8 ans, pour ce magnifique dessin!

2. Confinement et alimentation 

Le confinement dû au Covid-19 a changé notre rapport face à l’alimentation et à la nourriture. Il y a ceux qui ont cédé au achats paniqués du pré-confinement, et qui ont fait des stocks superflus de nourriture. Il y a ceux qui, pendant le confinement, tentent de faire leurs courses aussi normalement que possible. Sur l’Ile Maurice, tous les supermarchés et épiceries avaient été fermés au public avant une réouverture sous conditions très strictes. En effet, les provisions se font par ordre alphabétique pour limiter les contacts et les risques de contamination, et nous avons uniquement 30 minutes pour effectuer nos courses. 

Après une fermeture complète des supermarchés pendant plusieurs jours, les consommateurs ont été authorisés à faire leurs courses, par ordre alphabétique.
Après une fermeture complète des supermarchés pendant plusieurs jours, les consommateurs ont été authorisés à faire leurs courses, par ordre alphabétique.
Respect de la distanciation sociale par les consommateurs, pendant le confinement.
Respect de la distanciation sociale par les consommateurs.

Un autre moyen de se ravitailler tout en limitant le contact est la commande sur internet pour livraison à domicile. En effet, le confinement aura permis, d’une part, à de nombreux Mauriciens confinés de se faire livrer à la maison pour la première fois, et d’autre part la prolifération de sites de livraison de nourriture. Cependant, il est malheureux de constater que certains commerçants ont profité de la situation pour proposer des paniers hors de prix, et ainsi plumer les consommateurs immobilises, donc n’ayant pas vraiment de choix. 

Quoique, les chanceux qui ont un jardin l’ont bel et bien ce choix ! C’est ainsi que le confinement a poussé bon nombre d’entre nous à faire… pousser fruits et légumes ! Puis il y a ceux qui se sont mis à la pâtisserie et la boulangerie. Pains, gâteaux, pizzas, brioche, tarte, choux, tout y passe et Instagram n’en perd ni une miette ni un gramme ! 

3. Technologie : à la mode de chez soi 

Eh oui, qu’aurait été le confinement sans internet et sans les réseaux sociaux? Il faut bien l’avouer la technologie aide grandement à rendre le confinement plus supportable : nous sommes séparés, mais ensemble ! Le contact est maintenu, le lien entretenu. En quelques clics, nous pouvons presque tout faire de chez nous : les devoirs des enfants, les réunions de travail avec les collègues, ou encore l’apéro avec la famille et les amis. La distance géographique n’existe plus. Merci à WhatsApp, Skype, Zoom, Microsoft Teams et j’en passe ! 

Autre particularité de ce confinement : nous n’avons jamais été chez autant de gens, qui vivent aussi loin, en un temps aussi court. En effet, on ne compte plus les émissions télé, les reportages et les interviews de chez soi. C’est un peu l’ère d’une mode à la maison décomplexée. Allez, on ne va pas se mentir ! Dans les premiers jours du confinement, on s’est tous baladés dans les moindres coins et recoins de chez nous, avec notre ordinateur ou notre portable, à la recherche de la meilleure lumière, du meilleur fond et du meilleur lieu pour se poser en vue de faire le prochain Zoom. Et puis peu à peu, cette contrainte s’est estompée et on s’est habitué à une forme de “en direct à la maison” qui se veut plus décomplexée. Direct de la chambre à coucher, du salon ou encore de la cuisine, on en aura vu bien des intérieurs !  

4. Nouveaux rapports au temps 

 Le confinement se veut aussi en temps débarrassé de certains diktats et cadences imposés par la société. Coupé de cette société, ainsi libéré du regard des autres, l’individu confiné chez lui est souvent décomplexé. Pyjamas, barbes et cheveux en friche, zéro maquillage, c’est un retour au naturel. Cette “rupture” de la société engendre aussi un nouveau rapport au temps. En effet, calendrier, jours, heures, en retard ou en avance, c’est la société qui donne la cadence à notre temps. Mais en temps de confinement tous ces rythmes s’effondrent. On se retrouve soudainement à avoir le temps, si bien qu’on en devient amnésique du nom des jours qui passent. Ceci étant dit, ça fait tellement de bien d’arrêter de courir après le temps. Ce confinement nous a appris à prendre le temps. 

Le confinement et le ralentissement de l’activité humaine a été une bouffée d’oxygène pour notre planète.
Le confinement et le ralentissement de l’activité humaine a été une bouffée d’oxygène pour notre planète.

En effet, nous avons maintenant le temps – le temps de ralentir, d’observer et de contempler. Et quoi de plus relaxant que d’observer la nature qui nous entoure ? Il est indéniable que le confinement et le ralentissement de l’activité humaine a été une véritable bouffée d’oxygène pour notre planète. C’est une pause plus que salutaire. De plus, les experts s’accordent à dire qu’un retour à une vie pré-confinement est quasi impossible et que l’être humain devra changer ses habitudes de vie et de consommation. Faisons donc de cette crise sanitaire une opportunité à saisir, une sorte de bouton “Réinitialisation » envoyé par la providence, pour sauver notre planète, et nous avec. Réinitialisons !   


Francophonie: en ce 20 mars 2020…

J’aurais voulu vous écrire un super billet sur la francophonie!

 J’imaginais déjà l’angle: les 50 ans de la Francophonie; l’honneur que j’ai eu d’oeuvrer pour cette francophonie aux Nations Unies à New York, la fierté que j’éprouve pour la francophonie mauricienne; et mon amour pour cette magnifique chance qu’est la langue française.

J’aurais voulu… Je l’ai fait plusieurs fois d’ailleurs, d’année en année: ici ou encore  

Et voilà que nous sommes arrivés au 20 mars 2020! Les 50ans de la Francophonie, ça se fête quand même! Sauf que cette date marque fatidiquement le début du confinement de l’Ile Maurice à cause du coronavirus. Et oui, avec 7 cas recensés à l’heure où je vous écris, le territoire mauricien est sévèrement touché par la pandémie et la population locale vit, depuis ce matin, son premier confinement. 

Ce vile virus nous force ainsi à tous rester chez soi. Confinés. Et les Mauriciens ne sont pas les seuls dans ce bateau de la crise sanitaire. Nous y sommes tous, ensemble! Que nous soyons en Afrique, en Asie, en passant par les Amériques ou l’Europe, nous sommes tous contraints à nous barricader, à nous calfeutrer, et à garder nos distances.

C’est dans ce contexte d’urgence sanitaire que j’écris ces quelques lignes de l’Ile Maurice, où je suis confinée. Et vous, qui êtes fort probablement aussi confinés, d’où me lisez-vous? J’entends déjà les réponses de mes comparses blogueurs et de la grande famille Mondoblog.

« Notre Francophonie n’est ni une tour ni une cathédrale. Elle s’enfonce dans la chair ardente de notre temps et ses exigences. », declarait Léopold Sédar Senghor en 1986. L’exigence de notre temps, en ce 20 mars 2020, se nomme hygiène, distance et confinement.

La distance n’est rien. Le confinement n’est rien. C’est ça la magie d’être francophone! Nous sommes éloignés, divers et variés, mais unis par une langue et une communauté de valeurs qui transcendent les barrières et frontières. C’est aussi ça la force de la francophonie! C’est la fierté d’appartenir à un ensemble solidaire et hétéroclyte, défendant la diversité linguistique et culturelle.

J’ai attrapé le virus francophone depuis longtemps déjà. Et en ce 20 mars 2020, où le monde entier lutte contre le coronavirus, je souhaite que nous nous battons! Battons-nous contre les virus de l’unilatéralisme et de l’uniformité culturo-linguistique qui menacent notre société.

Le cornonavirus nous a poussé à une sorte de démondialisation forcée. Est-ce le temps de redécouvrir nos pays respectifs, nos langues et nos identités multiples? Est-ce aussi le temps pour nous, confinés que nous sommes, de ré-apprendre à prendre le temps?

Pour ma part, je prends ce temps de confinement pour vous souhaiter une excellente Journée internationale de la Francophonie! Et pandémie oblige, #RestezChezVous ! 🙂


Sociolinguistique: pour une année 2020 plus inclusive

Et voilà, 2019 est désormais derrière nous, cédant la place à la belle 2020. Oui, il y a quelque chose de beau avec 2020, c’est comme si on aurait reçu un 20/20 au lycée. Sauf qu’en 2020, tout est encore loin d’être parfait, et les clichés ont la vie dure. D’où mon souhait: que l’année 2020 soit plus inclusive!

Si l’on parle souvent des fake news qui sont relayées par les médias, force est de constater que l’on évoque beaucoup moins les clichés qui sont véhiculés par ces mêmes médias, du moins à l’Ile Maurice. Un exemple, grande fut ma surprise en lisant ce matin dans un dominical mauricien “Sale temps pour la ménagère! » 

Grande fut ma surprise en lisant ce matin dans un dominical mauricien “Sale temps pour la ménagère! »

Pour une meilleure compréhension, replaçons d’abord cet article dans son contexte : un cyclone s’est récemment abattu sur l’Île Maurice, et une des conséquences de cet évènement est la hausse du prix des légumes vendus au marché. Certes, il est important de parler de ce phénomène dans un hebdomadaire de grand tirage, mais le titre de cet article pose tout de même problème.

Pourquoi “la ménagère ? » Pourquoi pas “Sale temps pour les consommateurs » ?  Quelques individus croient-ils encore que faire la cuisine, acheter les légumes au marché et/ou tenir une maison n’est qu’une affaire de femme ? Quelle déception ! Cette titraille relève d’un pur cliché sexiste qui ne devrait plus exister en 2020.  Il est grand temps que les médias prennent conscience de l’importance de l’utilisation d’un langage inclusif, afin d’éviter de véhiculer des stéréotypes sexistes.

Je reprendrais ici la définition de la Stratégie sur la parité des sexes des Nations Unies: Par langage inclusif, on entend le fait de s’exprimer, à l’oral comme à l’écrit, d’une façon non-discriminante, quels que soient le sexe ou l’identité de genre de la personne dont on parle ou à qui l’on s’adresse, sans véhiculer de stéréotypes de genre. Comme la langue a le pouvoir de faire évoluer les attitudes culturelles et sociales, l’emploi d’un langage inclusif est un bon moyen de promouvoir l’égalité de genre et de lutter contre les préjugés

Voici quelques éléments pour mettre en œuvre cette stratégie onusienne inclusive:  

1. Éviter les stéréotypes sexistes et les expressions discriminatoires ou à connotation négative. 

2. Désigner les femmes adultes que par « Madame », et ne plus faire de distinction entre « Mademoiselle » et « Madame », qui mettent l’accent sur le statut marital d’une femme.

3. Ne pas rendre visible le genre des personnes dont vous parler quand cela est possible.

Pour conclure, je dirai qu’à New York, le contexte et les mentalités se prêtent merveilleusement bien à une société inclusive ! Mais à l’Ile Maurice après mon aventure onusienne, c’est la douche froide. Malheureusement, les choses sont nettement différentes et rétrogrades. Pas plus tard qu’hier, j’ai été témoin d’une scène hallucinante. Une femme adulte s’adresse poliment à une autre en lui disant “Madame XXX »; cette dernière visiblement vexée corrigea alors la première: “C‘est Mademoiselle XXX ». (!).  Navrant et choquant comme réaction !

Sur ce, Mesdames, Mesdames et Messieurs, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une merveilleuse année 2020. Gardons espoir !


Ile Maurice: les élections générales 2019 en 5 points

Ça y est ! L’Ile Maurice est passée aux urnes le jeudi 7 novembre 2019. Les résultats des élections ont été proclamés hier, et c’est la formation du Premier Ministre sortant, Pravind Jugnauth, qui a été reconduite au pouvoir. Je laisse le soin à mes confrères journalistes et éditoriaux d’analyser la portée politique du verdict des urnes. 

Pour ma part, c’était la deuxième fois que je votais aux élections générales à l’Ile Maurice. Plusieurs faits et évènements m’ont marquée lors de cette campagne électorale. En voici les cinq principaux : 

  1. Retard du dépouillement 

Incroyable! Des retards de plus de cinq heures! Les centres de votes ont fermé leurs portes le jeudi 7 novembre à 18heures, et a l’Ile Maurice, le décompte des voix se fait le lendemain matin à partir de 9h30 (normalement !). Sauf qu’hier, certains centres de dépouillement, a l’instar de celui de la 10e circonscription, ont débuté le décompte aux environs de… 15heures!! On peut dire que cette journée fut des plus longues et épuisantes, surtout pour ceux travaillant aux centres de dépouillement, pour les candidats et les journalistes couvrant les élections. Et pour les Mauriciens aussi!! De longues heures à réactualiser les navigateurs webs chaque cinq minutes, à être agglutinés aux Facebook live, à MBC1… bref c’était une journée marathon pour tout le monde!!

2. Fille et fils de… 

C’est leur droit. Ils s’appellent Bérenger, David, Duval, Jugnauth, Koonjoo, Mohamed ou encore Uteem… Ils ont la particularité d’être des filles ou des fils de personnalités politiques mauriciennes: Premier ministres, Président ou ministres. De plus, ils ont en commun le fait d’avoir été élus dans les circonscriptions respectives où ils ont été candidats en 2019.  Pour remettre les choses en perspective, sachez que l’Ile Maurice est indépendante depuis 1968. Depuis 51ans, le poste de Premier ministre a été occupé  par deux paires de père-fils, soit les Ramgoolam et les Jugnauth, et par Paul Bérenger  qui a été chef du gouvernement pendant deux ans.  Le fait que les citoyens mauriciens retrouvent et élisent les mêmes patronymes 51 ans durant est significatif…

3. Obligation d’une catégorisation ethnique 

Cette année encore, les candidats du parti politique Resistans ek Alternativ n’ont pu être enregistrés comme candidats aux législatives. Pourquoi? Parce que ces candidats se présentent en tant que Mauriciens! Et oui, pour vous qui me lisez de Manhattan ou d’ailleurs, et qui ne connaissez pas toute la subtilité de la société mauricienne, sachez que le pays a hérité d’un système de classification ethnique datant la période coloniale britannique. Cet héritage, très lourd et loin d’être unificateur, ainsi que la Constitution mauricienne (autre cadeau des Anglais) imposent aux Mauriciens souhaitant briguer les suffrages de déclarer une prétendue catégorie ethnique (elles sont ici et ont été inventées par les Britanniques!). Ce qui est tout de même aberrant pour un état indépendant depuis 51ans et qui cherche encore à construire, avec peine, un mauricianisme unificateur et fédérateur.

4. Aie, 6,813 votants sur la touche! 

Et oui, ce serait faux de dire que les élections 2019 se sont passées sans anicroches! Pour cause, selon la presse locale, c’est un total de 6,813 votants qui se sont présentés aux différents centres de votes, mais qui n’ont pu accomplir leur devoir civique car leurs noms ne figuraient pas/plus sur la liste officielle des votants. A qui la faute? Selon la Commission Electorale, c’était la responsabilité de chaque citoyen se vérifier s’il était bel et bien enregistré sur la liste des votants… Il y a, à l’heure où j’écris ces mots une pétition qui circule en ligne, dans l’objectif d’avoir de nouvelles élections pour permettre à ces 6,813 citoyens de voter…

5. L’éveil aux réseaux sociaux 

La première grande campagne politique à se faire avec l’aide des réseaux sociaux fut celle de Barack Obama en 2008. On peut dire que c’est avec un retard considérable, soit onze ans plus tard, que l’Ile Maurice a connu une campagne électorale sur Facebook (nettement moins sur Twitter, que je j’adore!!) et autres journaux en ligne. Certes, il y a eu le fameux Viré Mam, d’une viralité déconcertante en 2014, mais rien de comparable avec 2019. Cet éveil aux réseaux sociaux, s’est rapidement transformé en réveil au champ de bataille, puis au cauchemar. Pour cause: désinformations, nouvelles fallacieuses, comptes Facebook bloqués, fuites d’informations confidentielles, calomnies et insultes en ligne ont été légions entre les deux principaux blocs politiques qui s’affrontaient. Abjecte!

Cette campagne, chaque Mauricien l’a vécue à sa manière. Si les stratégies de certains partis étaient des plus basses et répugnantes, il est néanmoins crucial de saluer le calme et la civilité dont ont fait preuve les Mauriciens sur le terrain lors du jour du vote, ainsi que pendant toute la durée de la campagne. Une amélioration qui fait du bien.  Toutefois, d’autres éléments des législatives mériteraient d’être améliorés, dans le fond comme dans la forme. Rendez-vous en 2024 pour une prochaine joute électorale.


New York: Ouverture de la 74e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

Cette semaine est marquée par l’ouverture de la 74e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU)! En effet, l’AGNU débute aujourd’hui, 17 septembre, mais le Débat général, vous savez l’intervention à la fameuse tribune des Nations Unies, se tiendra à partir du 24 septembre. Découvrez avec moi l’un des évènements mondiaux le plus attendu chaque année!

Le fameux hashtag géant UNGA! Photo: CR
Le fameux hashtag géant UNGA! Photo: CR

Il règne une ambiance particulière dans les rues de New-York! Manhattan est en effervescence: routes fermées, accès contrôlés, rehaussement des dispositifs de sécurité, équipes de journalistes du monde entier. Et oui, les yeux de la planète entière seront rivés sur New York du 17 au 30 septembre, pour la 74e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU)!

La 42e décrétée UNGA Security Zone! :-) Photo: CR
La 42e décrétée UNGA Security Zone! 🙂 Photo: CR

Les journalistes sont en poste devant les Nations Unies! Photo: CR
Les journalistes sont en poste devant les Nations Unies! Photo: CR

Forte mobilisation de la NYPD aux abords des Nations Unies! Photo: CR
Forte mobilisation de la NYPD aux abords des Nations Unies! Photo: CR

Qu’est-ce que l’AGNU? Il s’agit d’un moment unique où tous les grands de ce monde – comprenez par là les Chefs d’Etats du monde entier, ainsi que les dirigeants d’organisations internationales – se retrouvent dans un seul et même lieu, sur une seule et même plateforme pour discuter et débattre des grands enjeux et défis auxquels font face notre planète et nos sociétés respectives.

L'Assemblée Générale des Nations Unies vécue de l'intérieur :-) Photo: CR
L’Assemblée Générale des Nations Unies vécue de l’intérieur 🙂 Photo: CR

Et du beau monde il y en a! La magie de l’AGNU c’est que l’on peut croiser et saluer un grand nombre de personalités et Chefs d’Etat, en l’espace de quelques minutes. Pour ma part, j’ai eu l’occasion, lors de l’AGNU 2017, de croiser Emmanuel Macron, la Princesse Victoria de Suède, Justin Trudeau ou encore Théresa May. Mais la rencontre qui m’avais le plus marquee était celle de Jacinda Ardern, Première Ministre de la Nouvelle Zélande.

Ce fut une rencontre au hasard, alors qu’elle donnait une interview dans les Salons des Nations Unies, je coordonnais, pour ma part, l’arrivée d’un photographe pour une grande dame du multilinguisme et du multilatéralisme. J’avais donc saisi l’occasion pour saluer Jacinda Ardern au terme de son interview. Et grande fut ma surprise et joie, quand la Première Ministre prit deux à trois minutes pour échanger quelques paroles avec moi. Je crois que ce fut l’un des mes nombreux grands moments de l’AGNU!

Ma rencontre avec Jacinda Ardern fur l’un des mes nombreux grands moments de l’AGNU! Photo: CR
Ma rencontre avec Jacinda Ardern fur l’un des mes nombreux grands moments de l’AGNU! Photo: CR

Mais détrompez vous, vivre une AGNU ce n’est pas uniquement admirer une valse de Chefs d’Etat. Bien au contraire! Il faut dire que faire une AGNU de l’intérieur est quelque chose de très intense, physique et sportif. Les journées commencent tôt le matin et finissent très tard, souvent apres 23h. Entre accréditations, accompagnements, coordination multi-équipes et multilingues, préparation des bilatérales de haut-niveau, enchaînement des réunions et rencontres, changement de dernière minute au programme… la course, le stress et l’adrénaline sont au maximum!

Vivre une Assemblée Générale des Nations Unies, avec des délégations venues du monde entier, est une experience extrêmement enrichissante! Photo: CR
Vivre une Assemblée Générale des Nations Unies, avec des délégations venues du monde entier, est une experience extrêmement enrichissante! Photo: CR

Heureusement, l’AGNU c’est avant tout un formidable travail d’équipe. De plus l’énergie et le dynamisme new-yorkais aidant, cette experience est toujours extrêmement enrichissante! La 74e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) promet d’être un évènement mémorable!


Le pape François visite l’Ile Maurice!

Magique! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette magnifique journée marquée par la visite du Pape François. Tout comme des miliers de Mauriciens, j’ai fait le déplacement, dès les petites heures du matin, vers Port-Louis, la capitale de l’Ile Maurice. Direction: le monument Marie Reine de la Paix, où le Saint Père nous a fait l’honneur de célébrer la messe.

Et il faut dire que les Mauriciens ont répondu présents! Les abords du monument Marie Reine de la Paix étaient pleins à craquer. De nombreux Rodriguais, Réunionnais et Seychellois avaient également fait le déplacement pour assister à cet événement historique. La soleil écrasant de la capitale n’a pas entamé les ardeurs, bien au contraire! C’est dans une explosion de joie que le Saint Père a été accueilli à son arrivée. L’émotion était tellement forte que j’en ai versé quelques larmes en apercevant la papamobile!!

La foule présente à Marie Reine de la Paix. Crédit photo: CR
La foule présente à Marie Reine de la Paix. Crédit photo: CR

Le Pape accordant une grande importance à l’écologie, l’assistance avait été demandée d’emmener une branche de palmier pour accueillir Sa Sainteté. Lors de son homélie, le Pape François a beaucoup parlé sur l’importance des jeunes, tout en appelant à tout un chacun à mettre en pratique le Discours des Béatitudes. Une cérémonie, ponctuée de beaux cantiques, que j’ai beaucoup appréciée!

Les Mauriciens ont répondu présents! Photo: CR
Les Mauriciens ont répondu présents pour le Pape François! Photo: CR

Une autre chose que j’aimée, c’était le fait que les scouts étaient mobilisés immédiatement après la messe pour ramasser les bouteilles en plastique, et autre détritus malheureusement laissés par l’assistance:

Un scouts avec un sac pour récupérer les bouteilles en plastique, et autre détritus laissés par l’assistance. Photo: CR
Un scouts avec un sac pour récupérer les bouteilles en plastique, et autre détritus laissés par l’assistance. Photo: CR

Par contre, je n’ai pas du tout apprécié les bousculades et le manque de civisme de certains. Vous avez beau leur dire qu’il n’y a plus de place, mais ils vous ignorent, ils foncent, vous bousculent et vous écrasent les pieds. Mon épaule droite a beaucoup souffert, entre les coups de sacs à dos et coups d’épaules… pour la petite histoire, j’étais assise sur un tabouret quand j’ai été bousculée par une bonne dame. Cette parfaite inconnue a ensuite pris mon épaule droite pour une percussion qu’elle a tambouriné pendant près de cinq minutes! Pffff!!!

Bref! Revenons à notre chère visite papale. Cette visite du 9 septembre revêt d’une très grande importance pour les Mauriciens car il s’agit de la fête du Bienheureux Père Laval, qui est vénéré à l’Ile Maurice depuis plus de 200 ans. Le Pape François s’est d’ailleurs rendu au sanctuaire du Père Laval, tout comme l’avait fait Jean-Paul II, il y a 30 ans.

Sanctuaire du Père Laval. Photo: CR
Sanctuaire du Père Laval. Photo: CR

 

Gisant du Père Laval. Photo: CR
Gisant du Père Laval. Photo: CR

Et moi, dans 30 ans, je me souviendrai encore du 9 septembre 2019. Cette journée sera à jamais gravée dans ma mémoire et dans celle de nombreux Mauriciens. Merci au Pape François pour sa bénédiction, merci pour ce grand moment de joie et de ferveur. Vive le Pape!

 


L’Île Maurice championne des Jeux des îles de l’océan Indien 2019 !

Allez Maurice ! C’est un véritable élan de ferveur et de fierté qui s’est emparé de l’Île Maurice depuis le 19 juillet 2019 ! Et pour cause, le pays a accueilli la 10e édition des Jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI). Et cerise sur le gâteau, l’Île Maurice est championne des JIOI!

Pour celle et ceux qui ne le savent pas, les JIOI sont l’équivalent des Jeux Olympiques à l’échelle des îles de l’océan Indien et se déroulent chaque quatre ans, depuis 1979. Sept délégations ont participé aux JIOI 2019, notamment les Comores, l’Île Maurice, l’Île de la Reunion, Madagascar, Mayotte, les Maldives et les Seychelles.

Cette année, c’est l’Île Maurice qui a largement remporté la compétition, décrochant 227 médailles au total, dont 92 médailles d’or. Le tableau des médailles parle de lui-même, c’est une victoire écrasante pour l’Île Maurice, loin devant Madagascar et l’Île de la Reunion, qui finissent respectivement deuxième et troisième de la compétition.

Source: L’Express Maurice

Par ailleurs, l’événement est historique pour l’Île Maurice, car c’est la première fois, en 40 ans des JIOI, que le pays remporte la compétition. Une victoire avec la manière, à la maison, devant un public mauricien qui a fait bloc derrière ses athlètes. En effet, tous les Mauriciens se sont sentis investis d’une seule et même mission : soutenir leurs sportifs ! Du plus petit au plus grand, tout le monde criait « Allez Maurice ! » et les couleurs du drapeau du pays étaient partout, sous toutes les formes.

Le quadricolore mauricien fièrement arboré!
Le quadricolore mauricien fièrement arboré! Crédit photo: CR.

La mobilisation du public mauricien était enorme. « Je suis un fan de foot. J’ai assisté au match d’ouverture entre les Seychelles et Maurice et j’ai suivi les autres compétitions quotidiennement à la télé. J’ai aussi assisté à la finale de foot, qui s’est soldée sur un nul de 1-1. Toutefois, je suis deçu que Maurice n’ait pas remporté cette finale, n’ayant pu concrétiser aucun de ses tirs au but apres les 120 minutes. Mais dans l’ensemble Maurice a bien joué. Les jeux se sont bien déroulés, l’ambiance était extraordinaire! Je suis vraiment heureux que l’Ile Maurice ait remporté ces jeux, haut la main. C’est une victoire avec la manière! », déclare Jacky avec joie et fierté.

Le match d'ouverture des JIOI2019 entre les Seychelles et l'Ile Maurice!
Le match d’ouverture des JIOI2019 entre les Seychelles et l’Ile Maurice! Crédit photo: CR.

C’est sur cette belle note que s’est déroulée la Céremonie de clôture des JIOI 2019, hier dimanche 28 juillet. Autre fait à noter, le lundi 29 juillet a exceptionnellement été décrété jour ferié à l’Ile Maurice, afin de célébrer l’incroyable performance des athlètes mauriciens. Une chose est certaine, les Mauriciens garderont un souvenir mémorable de ces JIOI. « La Céremonie de clôture était grandiose. Vive l’Ile Maurice et vivement les Maldives! », s’enthousiaste Marie.

En effet, rendez-vous est pris pour les Maldives en 2023. Ce pays était, avec les Comores et Madagascar, l’une des trois îles en lice pour l’organisation des prochains jeux. Les Maldives étant l’unique pays non francophone des JIOI, les Maldiviens ont promis d’apprendre quelques rudiments de français d’ici 2023!

D’ici là, les Mauriciens auront bien le temps de s’entraîner! Bare ala nou re-vini!*

 

*Attention, nous revoici!

 

 


Influenceurs et suiveurs 

Influenceur. Voici un terme à la mode depuis quelques années déjà. Qui sont ces influenceuses et influenceurs ? Ceux qui ne payent ni leurs billets d’avions, ni leur paire de baskets dernier cri, ni leurs nouvelles paires de fesses, ni leurs séjours tout-compris dans de luxueux 5-étoiles. Ce billet tentera de traiter le thème des influenceurs d’un autre angle.

Vous attendiez à lire le Top 10 des meilleurs influenceurs de New York, de l’Ile Maurice ou de Paris ? En ben, vous allez être déçus. Je laisse le soin à mes confrères et consœurs du marketing, ainsi qu’à Instagram, Facebook et Youtube, de vous présenter la liste des influenceurs tout beaux, tout chauds.

La genèse de ce billet découle plutôt d’un re-tweet. Celui-ci :

En réaction au re-tweet ci-dessus : tweets de joie et de félicitations, et désir de découvrir qui sont ces fameux 15 influenceurs, mais aussi une petite discussion pour voir dans quelle mesure l’influenceur en question influençait. Pour ma part, j’ai tout de suite eu envie de savoir qui avait compilé ce Top 15 ! Résultat : une compagnie spécialisée en transport et livraison de colis.

Rien de surprenant, puisque que le but des influenceurs, et des marques qui les chaperonnent, est de vous faire consommer toujours plus, et de vous faire acheter des choses venues de toujours plus loin et toujours plus différentes, car vous avez envie de vous dé-marquer. Et oui, vous avez une sacro-sainte horreur de ressembler à toutes vos pâles copies qui pullulent sur Instagram – qui soit dit en passant, sont influencées par les mêmes influenceurs que vous… Bref ! Il y a de quoi devenir chèvre !

Qui dit influenceurs, dit implicitement… influençables ! Dans son livre L’art d’influencer : analyses des technique de manipulation, Mucchielli (2009) nous explique que : « Toute communication constitue une tentative d’influence. » Les phénomènes d’influence, de persuasion, de propagande, et de manipulation, seraient donc consubstantiels à la communication. Alors, parlons-en des influençables, de ceux qui « subissent » les influenceurs.

Parlons-en de cette masse d’individus comme vous et moi, ces « suiveurs »… Ah oui, c’est vrai que c’est plus tendance de dire « followers » plutôt que « suiveurs ». En effet, il y a un petit côté mouton de Panurge dans le mot « suiveur ». Selon le Larousse, un Mouton de Panurge est une personne qui modèle sa conduite sur celle du plus grand nombre, qui suit aveuglément l’exemple des autres. Le mouton étant réputé pour être un animal peu intelligent, on emploie aujourd’hui l’expression suivre comme un Mouton de Panurge pour désigner une personne qui se plie à un règlement sans réfléchir à son bien fondé. Peu flatteur !

Certes, le fait d’être influenceur mode, beauté, cuisine, etc. est aujourd’hui devenu un métier à part entière qui peut rapporter des millions. Cependant, j’ai eu, pour ma part, bien du mal à démontrer mon émerveillement quand une fille a proclamé, non sans une pointe d’arrogance : « Mon job c’est influenceuse ! J’ai 950,895 followers sur Instagram et 300,900 sur Facebook ! ». Et j’ai encore plus de mal avec les « Woah félicitations! C’est génial », de circonstance.

Dans la vraie vie, le fait d’être un suiveur, un influençable, est souvent connoté négativement. Tout comme le sont les notions de persuasion, de propagande, et de manipulation, qui portent souvent un implicite négatif. Alors pourquoi accepter, en ligne, d’être un « influençable » ? Et pire, pourquoi être béat devant l’influence qu’un individu exercerait sur nous ?  Et ainsi concéder une part de notre esprit critique à autrui ?


La haine

Ce billet n’a pas pour but d’être lu. Il s’affranchit ainsi de toute règle de syntaxe ou de grammaire. Ce billet a pour but de laisser libre cours au ressenti, au ressentiment. A l’heure où le tout-posititif est à la mode, où tout le monde est supposé tout voir en rose – sorte de positive de l’autruche, laissons la place à un peu de noirceur.

Haine. Douleur. Souffrance. Incompréhensions. Gachis. Mensonges. Abus. Manipulation. Manque de communication. Fermé. Ego. Egoïste. Avare. Aucun égard, aucun respect. Mort. Suicide. Violence. Abandon. Méchanceté. Mesquinerie. Jeux. Bloqué. Négligé. Retard. Exploitation. Faim. Soif. Fatigue. Cruauté. Insensible. Dénigré. Dévalorisé. Détesté. Piège. Noir. Sombre. Obscure. Obstacle. Occupé. Décliné. Pas de temps. Honte. Pas dans la vie. Refus. Echec. Blâmes. Injures. Reproches. Batailles. Blessures. Bagarres. Plaies. Plaies ouvertes. Asphyxie. Mort. Oubli. Absence.


Ile Maurice : Kaya, 20 ans après

Kaya. 20 ans se sont écoulés, mais rien n’efface ni le talent ni le traumatisme. Deux décennies après la mort brutale du chanteur Kaya en cellule policière, et les émeutes qui en ont découlé, les souvenirs sont toujours là. Indélébiles.

Je fais partie de ce que j’appellerai aujourd’hui la Génération Kaya : ces millenials qui étaient encore sur les bancs de l’école en février 1999, lors de la mort du seggaeman. 20 ans après, c’est l’occasion pour moi de faire une petite psychanalyse de ce drame et de replonger dans mes souvenirs. Le décès de Kaya, vraisemblablement victime de violence policière, ainsi que les émeutes qui en ont découlé ont été un profond traumatisme pour l’Ile Maurice. Mais à l’époque à l’école, personne ne nous a rien expliqué.

Photo: CR
Photo : CR

Kaya avait été tué. Il y avait eu des émeutes. On avait fini l’école plus tôt. Et un ou deux jours plus tard, on avait repris l’école comme si de rien était. Comme si ce qui venait de se passer n’était qu’évanescence. Cependant, personne à l’école ne nous a parlé des droits de l’Homme et de l’injustice. Personne ne nous a parlé du racisme ou de la fracture de la société mauricienne. Personne ne nous a parlé des bagarres raciales. Personne !

Le point de cette réflexion a posteriori est que les évènements tragiques de février 1999 mériteraient de figurer dans les manuels d’histoire, car ils font partie de l’histoire de l’Ile Maurice moderne. Et il y a tellement d’enseignements à en tirer, tellement de pistes de réflexion, tellement d’abcès à crever. L’ironie de cette tragédie est que Kaya, déjà une star de son vivant, est à jamais entré dans la légende.

Photo: CR
Kaya est à jamais entré dans la légende. Photo : CR

Plusieurs évènements, des concerts et une table-ronde sont prévus afin d’honorer la mémoire de l’artiste et de célébrer son œuvre. L’un des évènements phare est une exposition consacrée à Kaya qui se tient au Blue Penny Museum, à Port-Louis, pendant les mois de février et mars 2019.

Exposition en hommage au chanteur Kaya! Photo: CR
Exposition en hommage au chanteur Kaya ! Photo : CR

Je m’y suis rendue et la galerie était remplie ce jour là – preuve que Kaya fédère et que les Mauriciens n’ont pas oublié. Pour de nombreuses personnes, venir à cette exposition est une forme de thérapie, mais pour certains, le traumatisme est bel et bien vivant. « Ce qui est arrivé est révoltant ! Ces gens ont tué Kaya et ils sont encore en liberté ! », s’insurge Simona, 62 ans. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à contenir mes larmes en regardant la vidéo qui retraçait les tristes évènements de février 1999. Outre le drame, cette exposition est aussi l’occasion de célébrer l’héritage musical de Kaya.

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Pour de nombreuses personnes, venir à cette exposition est une forme de thérapie, mais pour certains, le traumatisme est bel et bien vivant. Photo : CR

20 ans après, personne n’a oublié les chansons de Kaya, et elles sont aujourd’hui des classiques du répertoire mauricien. Pour moi, cet artiste est un génie. Ses idées, sa musique, ses pensées et son regard sur le mauricianisme et la société mauricienne font de Kaya un avant-gardiste. Les paroles et mélodies de Kaya sont des intemporels car ils touchent l’essence même de notre condition humaine.

Kaya n’a eu de cesse de chanter l’amour : l’amour de son pays, l’amour de son peuple, l’amour de l’humanité.